Combien coûte un site internet de mairie ?

Le prix d'un site de mairie ne se résume pas à sa création. Pour comparer deux propositions, il faut regarder ce que la commune paiera chaque année, pendant plusieurs années, et le temps que le secrétariat et les élus passeront à le tenir à jour. Ce guide détaille ce qui compose le coût d'un site, donne des ordres de grandeur pour chaque façon de faire, et rappelle les règles d'achat d'une commune.

Mis à jour le 20 octobre 2026 8 minutes de lecture

Ce qui compose le coût d'un site

Un site internet de commune se paie en plusieurs morceaux, parfois auprès de prestataires différents. Avant de comparer des devis, vérifiez que chacun couvre bien tous ces postes.

  • La création ou la mise en service : la conception du site, sa mise en page, la saisie des premiers contenus, parfois la reprise de l'ancien site.

  • L'hébergement : le serveur sur lequel le site fonctionne, avec la bande passante et le stockage des documents et des photos.

  • Le nom de domaine : l'adresse du site, par exemple « www.macommune.fr », à renouveler chaque année.

  • Le certificat de sécurité : il permet l'adresse en « https » et le cadenas du navigateur. Il est souvent gratuit aujourd'hui, mais il faut le renouveler et le surveiller.

  • La maintenance : les mises à jour du logiciel et de ses extensions, les corrections de sécurité, les sauvegardes, la surveillance du site.

  • Les évolutions : une nouvelle rubrique, un formulaire, un changement de présentation, demandés au fil des années.

  • Le support : la personne à qui la mairie pose ses questions, et le délai dans lequel elle répond.

  • Le temps de la mairie : les heures passées par le secrétariat ou les élus à publier, mettre à jour, chercher comment faire.

Un devis qui paraît bas ne compte parfois que le premier poste. Un autre, plus élevé, comprend tout pendant plusieurs années. La seule comparaison juste est le coût total sur la durée.

Les grandes façons d'avoir un site, et leur coût

Les montants ci-dessous sont des ordres de grandeur indicatifs, hors taxes, pour une petite commune. Ils varient beaucoup d'un prestataire et d'un projet à l'autre : ils servent à situer une proposition, pas à la juger.

Le site sur mesure, réalisé par une agence

Une agence web conçoit le site de la commune, puis facture à part l'hébergement et la maintenance. La création coûte le plus souvent de quelques milliers d'euros à plus de dix mille euros, selon le nombre de pages, les fonctionnalités et la reprise des contenus. L'hébergement et la maintenance s'ajoutent ensuite chaque année, de quelques centaines à plus d'un millier d'euros. Chaque évolution fait en général l'objet d'un nouveau devis.

L'avantage : un site dessiné pour la commune. Le point à surveiller : ce qui se passe au bout de quelques années, quand le logiciel vieillit et qu'une refonte devient nécessaire.

Le site fait soi-même

Un élu ou un agent installe un logiciel de création de site et un thème. L'hébergement coûte de quelques dizaines à quelques centaines d'euros par an, auxquels s'ajoutent parfois un thème ou des extensions payantes. Le prix est bas, mais tout repose sur une personne : les mises à jour, la sécurité, l'accessibilité et les obligations légales sont à sa charge. Quand elle quitte le conseil municipal, le site reste souvent sans personne pour s'en occuper.

La solution gratuite

Certains outils permettent de créer un site sans payer. Ils conviennent mal à une commune : adresse qui contient le nom de l'outil, publicité possible, peu de maîtrise sur les données personnelles, publication des actes à bricoler, accessibilité incertaine. Les options utiles, comme le nom de domaine de la commune, sont souvent payantes.

L'abonnement à une plateforme pour les communes

La commune paie un montant annuel qui comprend l'hébergement, les mises à jour et le support. Le site est construit sur une plateforme partagée par plusieurs collectivités, qui fait évoluer l'outil pour toutes. Les abonnements vont de quelques centaines à quelques milliers d'euros par an, souvent avec des frais de mise en service la première année. Vérifiez si le prix dépend de la taille de la commune, et si certaines rubriques sont vendues en option.

Le nom de domaine

Une adresse en « .fr » se réserve auprès d'un bureau d'enregistrement et se renouvelle chaque année. À titre indicatif, son prix est le plus souvent compris entre quelques euros et une vingtaine d'euros hors taxes par an. Ce n'est pas un poste coûteux, mais c'est un poste important : le nom de domaine doit être enregistré au nom de la commune, et son renouvellement ne doit jamais être oublié. Un nom de domaine qui expire, c'est un site et une messagerie qui s'arrêtent.

Le coût que l'on oublie : le temps de la mairie

C'est le poste qui pèse le plus sur une petite commune, et celui qui n'apparaît dans aucun devis. Un site qui oblige à passer par un prestataire pour chaque modification ne sera pas tenu à jour : les horaires d'été restent affichés en hiver, la fermeture de la mairie n'est pas annoncée, les actes s'accumulent sur un bureau.

Un site que la secrétaire de mairie ou un élu peut modifier seul, en quelques minutes, coûte moins cher à l'usage, même s'il coûte un peu plus à l'achat. Pendant la démonstration, demandez à publier vous-même une actualité ou un arrêté : vous verrez en quelques minutes si l'outil est fait pour votre équipe.

Comparer deux offres : les bonnes questions

Pour chaque proposition, posez les mêmes questions et notez les réponses par écrit.

  1. Combien la commune paiera-t-elle au total sur la durée d’un mandat, six ans, tout compris ?

  2. L'hébergement, les mises à jour, les sauvegardes et le support sont-ils inclus ? Sinon, combien coûtent-ils ?

  3. Le prix peut-il augmenter, et comment la commune en est-elle prévenue ?

  4. Le site permet-il de publier les délibérations, les arrêtés et les procès-verbaux dans les formes prévues par la loi ?

  5. Qu'est-ce qui est fait pour l'accessibilité du site aux personnes handicapées ? Une déclaration d'accessibilité est-elle prévue ?

  6. Le nom de domaine est-il enregistré au nom de la commune ?

  7. Qui peut modifier le site à la mairie, et combien de personnes peuvent avoir un compte ?

  8. Pour quelle durée la commune s'engage-t-elle, et comment peut-elle arrêter ?

  9. À la fin du contrat, comment la commune récupère-t-elle ses contenus et ses documents ?

  10. Où sont hébergées les données, et un contrat de sous-traitance des données personnelles est-il prévu ?

Les deux dernières questions sont souvent oubliées. Elles comptent pourtant le jour où la commune veut changer de solution : un site dont on ne peut rien récupérer coûte une seconde fois.

Calculer le coût sur plusieurs années

Pour comparer, additionnez pour chaque offre la création ou la mise en service, puis le coût de chaque année, sur la même durée, par exemple six ans, la durée d’un mandat municipal. Ajoutez le nom de domaine s'il n'est pas compris, et les évolutions que vous prévoyez déjà. Divisez enfin par le nombre d'années : vous obtenez un coût annuel moyen, plus parlant que le seul prix de départ.

Rapporté au nombre d'habitants, ce coût annuel aide aussi à présenter le choix au conseil municipal. Il permet de comparer le site à d'autres dépenses de communication de la commune, comme l'impression et la distribution du bulletin.

Les règles d'achat d'une commune

Un site internet est un achat public, soumis au code de la commande publique. Quelques règles reviennent dans toutes les communes.

  • Les petits achats. En dessous d'un seuil fixé par le code de la commande publique (article R2122-8), la commune peut passer commande sans publicité ni mise en concurrence. Elle doit alors choisir une offre pertinente, faire une bonne utilisation des deniers publics et ne pas contracter systématiquement avec le même prestataire quand plusieurs offres peuvent répondre au besoin. Le montant du seuil a changé plusieurs fois : vérifiez celui en vigueur sur Légifrance au moment de votre achat, en comptant la valeur totale du besoin sur toute la durée du contrat.

  • Les factures. Les factures adressées à une commune sont transmises sous forme électronique, sur Chorus Pro, le portail de facturation de l'État.

  • Le paiement. La commune paie par mandat administratif, exécuté par le comptable public, dans le délai de paiement prévu par le code de la commande publique. Ni carte bancaire, ni prélèvement automatique ne sont nécessaires.

Même sous le seuil, il est prudent de demander deux ou trois propositions et de garder une trace de votre choix. Votre trésorerie ou le service d'appui aux communes de votre intercommunalité peuvent vous aider à vérifier la procédure.

Et avec Commune en ligne ?

Commune en ligne propose une seule offre, la même pour toutes les communes : 30 € par mois, soit 360 € par an, et 360 € de mise en service, payés une seule fois la première année. TVA non applicable, art. 293 B du CGI. L'abonnement comprend toutes les fonctionnalités, l'hébergement, les mises à jour et le support ; la commune reçoit une facture par an et paie par mandat administratif.

Le contrat est conclu pour un an, puis reconduit chaque année : la commune peut y mettre fin à chaque échéance, sans frais, en prévenant un mois avant.

Votre commune n'a pas encore de site, ou veut en changer ?

Nous rappelons la mairie, nous préparons le site avec vous, et vous le mettez en ligne quand vous êtes prêts.
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